Que voir en ce mois de janvier 2026 ?

2026 démarre bien. j’ai rafraîchi mon site et j’ai constaté que je n’avais pas encore pleinement utilisé une série de photos que j’avais classée et finalisée il y a un moment. J’ai décidé d’envoyer celle-ci avec une petite note d’intention à quelques adresses.
Une première réponse est arrivée du site photo Corridor Éléphant. Mes photos sont présentes sur le site.
C’est ici : https://www.corridorelephant.com/expositions/marc-antoine

De la série Scar(e)s of war

Pour celles et ceux qui n’ont pas vu l’info, je ne poste plus de photographies sur Facebook, donc elles sont uniquement sur mon site : https://marcantoine.photo/ ainsi que sur Instagram : https://www.instagram.com/marcantoinephotographiste/

De belles choses à voir en ce moment :

Jusqu’au 8 février à la Chataigneraie. “Le cœur et le Cru”. Une expo qui réunit huit artistes pluridisciplinaires autour de thématiques variées, explorées à travers la photographie, le dessin, la peinture, la vidéo, l’édition ou encore l’installation.
Olivier Cornil, Anne Kiescoms, Matthieu Marre, Frédéric Materne, Mélanie Patris, Manon Timmers, Gaby Wilmotte et Thibaud Yevnine.
La Chataigneraie, Chaussée de Ramioul 19 • 4400 Ivoz-Ramet (Flémalle)

Jusqu’au 19 avril à la Boverie. Robert Doisneau, « Instants donnés ». Un panoramique sur l’ensemble du travail de Doisneau avec pas moins de 400 photographies (c’est parfois un peu long). Une attention particulière portée à la Belgique et à Liège avec une sélection belge inédite, mettant en lumière les paysages et les figures emblématiques du pays : de la Tour cybernétique aux hauts fourneaux de Liège, des figures folkloriques comme les Gilles au charme intemporel de Bruges, sans oublier ses photos de l’Expo 58 et de Georges Simenon.

Jusqu’au 7 février à la nouvelle librairie-café Mabaliyo à Namur. Mélanie Patris, “Féministe ? Moi jamais !”. Entre poésie et engagement, une expo à ne pas rater. Lors de la dernière journée d’exposition, l’artiste donnera une conférence, plus d’infos sur : https://www.instagram.com/mabaliyobyjuliedelhaye/
Rue des Brasseurs 13, Namur

Jusqu’au 25 janvier : Au musée de la photographie. « Histoires en séries ». Collection Astrid Ullens de Schooten Whettnall.
Musée de la photographie Avenue Paul Pastur 11, Mont-sur-Marchienne.

Jusqu’au 18 janvier : À la galerie Juvénal à Huy. « Hétérotopies », Anne Dejaifve et Nicolas Biéva proposent deux façons, différentes mais complémentaires, d’explorer ces espaces « autres » au sens que l’étymologie nous indique. Petite digression utile : Foucault parle de lieux d’utopie, à la fois réels et ambivalents, fragiles et marginaux, qui révèlent aussi notre société et ses exclusions comme ses inclusions. C’est ce cadre qui sert ici, finement, d’élan. Photographies, dessins et installations.
Place Verte 6, Huy

Et encore…

Jusqu’au 22 février.
10th Photobrussels Festival

Jusqu’au 29 mars.
Simon Vansteenwinckel, “Aux Ombres”

Le Belge, lauréat 2025 du prix Nadar avec « Aux ombres ». Des photographies de la chevauchée annuelle, dans le Dakota du Nord et du Sud, des membres des tribus Lakotas (Sioux). Ils se rassemblent pour une expédition à cheval de 450 km, pendant 15 jours en décembre, sous des températures pouvant descendre jusqu’à -20 °C. Ils suivent ainsi les traces de la tribu du chef Big Foot, dont les 300 membres, principalement des femmes et des enfants, furent massacrés à Wounded Knee le 29 décembre 1890.
À la BNF, site François Mitterrand à Paris

Aux ombres © Simon Vansteenwinckel


Je vous souhaite encore une lumineuse année photo 2026.
À très vite pour d’autres infos photo.


Erpent 11 janvier 2026

Sale temps pour la culture

L’année 2025 commence mal pour la photographie et la culture en général. En ce début janvier des photographies de la célèbre photographe Sally Mann ont été saisies par la police au musée d’Art moderne de la ville de Fort Worth au Texas. Raison de cette action, une plainte déposée prétendant que les photographies de l’artiste qui montre ses enfants partiellement nu, représente de la pornographie enfantine.

© Sally Mann • sallymann.com • Série Family pictures

L’exposition était ouverte depuis quelques semaines déjà. On trouve également dans cette exposition des photos de Nan Goldin, de Carrie Mae Weens… C’est un journaliste qui a visité l’exposition qui a remis en question le caractère inapproprié des œuvres. Il a accusé le musée et Sally Mann de « promouvoir la pornographie enfantine » Le musée a répliqué en rappelant que ces photographies avaient été diffusées et exposées largement, depuis plus de 30 ans, partout dans le monde. La coalition américaine contre la censure a dénoncé cette saisie, elle n’admet pas que le fait de documenter la croissance de ces enfants soit associé à de la pornographie.

© Nan Goldin • The ballad of sexual dependency

C’est un dangereux précédent pour la liberté des Américains. Alors que le 7 janvier, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, publie sur Facebook une vidéo. En cinq minutes, il opère un revirement de la politique, fini les fact-checkers et finie la modération des contenus par des professionnels aux États-Unis. Et il en profite pour s’aligner sur Elon Musk, le patron de X, il fait allégeance au futur président américain, le futur locataire de la Maison Blanche qui dix jours avant d’y accéder, devient le premier président élu des États-Unis à avoir été condamné au pénal.

© Carrie Mae Weems • Colored people

Chez nous, le président d’un parti appelle à former un gouvernement juge inutile d’avoir un·e ministre de la Culture arguant que la culture américaine domine le monde sans avoir besoin de ministre de la Culture. De quelle culture parle-t-il ? En 2025 il est plus que temps de défendre la liberté d’expression, l’art, les artistes et de refuser la censure de « penseurs » extrêmes et dangereux. Cette vision de la société reflète la tendance actuelle où on veut imposer, ou certains veulent imposer leurs idées. Ils ne désirent pas en débattre, faire société. Il est plus facile d’interdire, d’imposer que de dialoguer. Tous ces événements ne sont pas sans rappeler des années noires du siècle dernier, nous sommes vraiment dans une dérive dangereuse.

2025: Un voyage photographique entre noir et couleur

L’ année démarre et je souhaite sérieusement avancer dans mon travail photographique. Deux séries sont en cours. L’ une sera achevée dans le courant de l’année, l’autre prendra encore du temps, beaucoup de temps.


La série en noir et blanc touche à sa fin, il me manque encore deux ou trois photos puis je la clôturerai, j’ai fait le tour du sujet et d’autres prises de vues ne seraient que répétition inutile. J’espère ensuite réunir les photos dans un livre et peut-être exposer la série ou une partie de celle-ci afin d’avoir des retours du public.

Pour la deuxième série, en couleur, il me faudra encore du temps, beaucoup de temps et je ne sais pas si j’arriverai à réaliser ce que je désire. De toute façon 2025 ne suffira pas et puis la photographie est une affaire de temps…

Je vous souhaite une lumineuse année photographique.
Marc